AGATHE SIMON
Images de l’inconnu

Conférence-performance proposée par le cosmologue Jean-Christophe Hamilton et l’artiste-chercheuse Agathe Simon
90′, 2026

Crédit photographique : images générées par le télescope QUBIC © collaboration QUBIC

Images de l’inconnu est une conférence-performance (90′) de l’artiste-chercheuse Agathe Simon et du cosmologue Jean-Christophe Hamilton. Cet événement invite le public à explorer une question commune aux arts et aux sciences : comment créer des images de l’inconnu ?

Pendant six années, le cosmologue et l’artiste-chercheuse ont collaboré à la création du film L’Attraction céleste, tourné au pied du télescope QUBIC, dans un désert d’altitude en Argentine. Jean-Christophe Hamilton est le responsable scientifique (principal investigator) de ce télescope, conçu pour donner à voir les tout premiers instants de l’univers grâce à une technologie révolutionnaire. Agathe Simon a sondé par un triptyque documentaire les formes sensibles que prend l’inconnu sur ce territoire.

Débutant par la projection de L’Attraction céleste (14’59), la conférence-performance explore les processus par lesquels naissent les images – scientifiques et artistiques – qui tentent de donner à voir l’inconnu, en particulier l’origine de l’univers. Au cœur de cette conférence-performance se trouve la philagnostie, un concept créé par Agathe Simon et désignant l’amour de l’inconnu. Cette notion devient le fil conducteur d’une narration en duo qui articule hypothèses scientifiques, création artistique, processus de recherche et récit d’exploration. Le cosmologue et l’artiste-chercheuse invitent le public à expérimenter cette démarche philagnoste et à explorer, à son tour, les chemins qui conduisent de l’inconnu à la représentation.

Ce projet fait partie du cycle Ex Nihilo.

Jean-Christophe Hamilton

Physicien et cosmologue au CNRS, Jean-Christophe Hamilton explore les origines de l’Univers, là où la matière, l’espace et le temps émergent quelques fractions de seconde après le Big-Bang. Formé à l’Université Paris-Saclay et au Collège de France, il a travaillé sur la matière noire, l’énergie sombre et la cosmologie primordiale.

À partir de 2006, il s’investit dans le développement d’une nouvelle manière d’observer le ciel : l’interférométrie bolométrique. Il est l’un des artisans majeurs de l’instrument QUBIC, conçu pour sonder la polarisation du fond diffus cosmologique, et en assure la direction scientifique pendant près de vingt ans.

Directeur du laboratoire APC depuis 2025, il mène parallèlement une réflexion active sur la transmission des savoirs et sur les liens entre recherche scientifique, création artistique et perception du monde. Jean-Christophe Hamilton se revendique philagnoste, amoureux d’un savoir qui se construit dans l’élan, le doute et le partage.

Partenaires scientifiques

Ce projet a été développé en partenariat avec le laboratoire AstroParticule & Cosmologie (APC) piloté par l’Université de Paris, le CNRS, le DIM-Origines de la région Île-de-France et l’ANR. Ainsi que, en Italie, l’INFN, et en Argentine, l’Institut de Technologie en Détection et Astroparticules (ITeDA), piloté par le Commissariat National de l’Énergie Atomique (CNEA), le Conseil National de la Recherche Scientifique et Technique (CONICET), l’Université de San Martín (UNSAM) et l’UTN Mendoza.

Jean-Christophe Hamilton

Physicien et cosmologue au CNRS, Jean-Christophe Hamilton explore les origines de l’Univers, là où la matière, l’espace et le temps émergent quelques fractions de seconde après le Big-Bang. Formé à l’Université Paris-Saclay et au Collège de France, il a travaillé sur la matière noire, l’énergie sombre et la cosmologie primordiale.

À partir de 2006, il s’investit dans le développement d’une nouvelle manière d’observer le ciel : l’interférométrie bolométrique. Il est l’un des artisans majeurs de l’instrument QUBIC, conçu pour sonder la polarisation du fond diffus cosmologique, et en assure la direction scientifique pendant près de vingt ans.

Directeur du laboratoire APC depuis 2025, il mène parallèlement une réflexion active sur la transmission des savoirs et sur les liens entre recherche scientifique, création artistique et perception du monde. Jean-Christophe Hamilton se revendique philagnoste, amoureux d’un savoir qui se construit dans l’élan, le doute et le partage.