
AGATHE SIMON
Le Projet Conti
2013-présent
Projet transdisciplinaire : performances, films, installation de 120 archives, pièce radiophonique, installations sonores, textes et photographies
Photographie d’une performance collective à la Maison de la Poésie de Paris par Fred Petit
© Agathe Simon
Le Projet Conti est un cycle multimédia en hommage à la célèbre romancière franco-argentine Gabriela Conti (1974-2010) – qui n’existe pas. Gabriela Conti est l’invention d’Agathe Simon, qui s’est assurée de la vraisemblance socio-historique de son
personnage auprès de nombreux experts.
Depuis 2013, Agathe Simon a développé l’existence de Gabriela Conti via divers médias (performance, texte, installation, vidéo, son, podcast, etc.) et sur divers territoires : d’une base scientifique en Antarctique à un voilier polaire en Arctique, de la Maison de la Poésie de Paris à un direct TV en Algérie, d’une salle de concert suédoise à une mairie parisienne, d’un musée italien à un podcast de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Gabriela Conti
Gabriela Conti est une figure majeure de la littérature du début du XXIe siècle. De nationalité franco-argentine, elle fut récompensée par le Premio Literario Buenos Aires en 2000 et par le Grand prix de littérature contemporaine en 2001. Elle est notamment l’auteur de La Beauté de l’exil (1998-2001), Les Vérités (2000-01), Les Nuits de San Telmo (2003), Le Sixième Continent (2007), Le Recueil immobile (2009) et Vivre (publication posthume en 2020).
Sa famille est marquée par l’exil. En 1943, les parents de sa mère fuient la France nazie pour s’installer à Buenos Aires. En 1978, suite à l’enlèvement de sa mère, Gabriela est envoyée à Paris pour échapper à la dictature argentine.
Outre ses romans, Gabriela Conti est connue pour ses voyages à travers le monde, notamment en République centrafricaine, au Pérou et en Papouasie Nouvelle-Guinée. En 2009, elle est membre de l’Expédition 2048, en Antarctique. Le 7 février 2010, deux jours avant son décès tragique, elle devient la première femme de nationalité argentine à atteindre le pôle Sud.
Le Projet Conti inclut :
- des performances solo et collectives en hommage à Gabriela Conti : tables rondes, conférences, hommages officiels à Paris, Stockholm, Alger ou encore sur la base Concordia en Antarcitique,
- Les Archives Conti : une installation de 120 objets, photographies et documents authentiques, dont une combinaison polaire et un film d’archive tourné en Afrique centrale,
- des textes de Gabriela Conti, notamment Les Vérités et Vivre,
- un documentaire HD, stéréo, 52 mn), réalisé en Antarctique par Cécilia Conti, la sœur de Gabriela,
- une installation sonore composée de sons enregistrés en Antarctique,
- une installation sonore créée en Arctique
- un podcast de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
- des micro-fictions en ligne, comme le blog de Cecilia Conti, la sœur de la romancière.
Le Projet Conti est développé en partenariat avec les Instituts Français d’Argentine, d’Algérie, de Suède et de Finlande, la Maison de la Poésie de Paris, France Culture, la Cité Internationale des Arts, la Cité Internationale Universitaire de Paris, la base Concordia (Antarctique), l’Université de Paris, l’Université d’Aix-Marseille, CY Cergy Paris Université, le Ministère des Affaires étrangères argentin, le Festival d’art contemporain Nocturne Halifax (Canada), le Swedish Arts Grants Committee, Audiorama & Modern Dance Theater (Suède), le Visby International Centre for Composers (Suède), le voilier polaire Atka (Arctique), la Mairie du 10e arrondissement de Paris, le Musée d’Art Moderne et Contemporain d’Udine (Italie), la galerie CDG de Rabat (Maroc), l’Université des Sciences et de la Technologie d’Oran (Algérie), l’Institut Français de Constantine (Algérie), la Médiathèque Musicale de Paris, la bibliothèque du tourisme et des voyages, la bibliothèque Hélène Berr et la bibliothèque Alfred Musset, les galeries Aarni, Huuto et Kanneltalo (Finlande), la galerie Spazioersetti (Italie).
Remerciements : Djamel Mékarnia, Andrea Juan, Victor Boyarsky, Jean-Yves Langlais, François Bernard.

